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Les bus de la baie

24/14

Les bus de la Silicon Valley ont-ils quelque chose de spécial ? Ils sont devenus le point de fixation de la lutte des classes — du moins d’une certaine caractérisation contemporaine de la lutte des classes (adéquate à l’état actuel, « cognitif », du capitalisme ?). Ces bus ou navettes transportent les travailleurs des grandes entreprises technologiques, Google, Apple, Facebook, Ebay, du moins celles qui ont leur siège dans cette région, la Silicon Valley (ou la « Bay area »), région parmi les plus riches du monde, celle donc où s’élabore le code qui gouverne une bonne partie de l’humanité, et où s’entassent les profits des plate-formes qui nous « interfacent » les uns les autres (et qui sert de modèle partout dans le monde, comme en France).

Ces navettes qui disposent du Wi-Fi et de sièges en cuir — et qui étaient déjà 32 pour 1 200 employés rien que pour Google en 2007, je lis sur le site du NYT — ces navettes sont donc devenues les cibles d’attaques (rien de bien méchant, à peine un peu de verre brisé il y a un mois), par des militants critiques des technologies, qui reprochent à ces entreprises de renforcer la gentrification des centres urbains, centres dont sont refoulés ceux qui ne peuvent suivre l’augmentation constante des prix des loyers, au profit justement de ces travailleurs des nouvelles technos, plutôt bien payés (même s’il y a aussi des travailleurs pauvres dans ces entreprises, les ingénieurs et les développeurs eux, se disputent à prix d’or).

Certains de ces employés ont été interrogés récemment, et beaucoup ont reconnu que s’ils devaient faire eux même, en voiture ou en transport en commun, le trajet jusqu’à leurs lieux de travail plus au sud de la région, il n’habiteraient pas au nord, à Berkeley ou San Francisco... Ce faisant ils ont donné raison à ces activistes bloqueurs de bus, dont une faction se nomme « Counterforce », la contreforce, la force antagoniste, et qui mêlent à la critique des inégalités — de leur dimension spatiale, territoriale — d’autres critiques, de la surveillance globale notamment (et contre la fin de la vie privée).

Deux informations en fin de semaine sont venues renforcer le sentiment « d’imminence de la “lutte des classes” dans la Silicon Valley » — et dans le camp d’en face certains entrepreneurs libertariens évoquaient l’idée de faire sécession d’avec le reste de la Californie voire des Etats-Unis, pour transformer la région en un paradis anarcho-capitaliste. Cette lutte a même sa bande-son.

En fin de semaine, le comité des transports municipaux de San Francisco s’est emparé du problème devant une centaine de personnes ; il a fini par proposer de faire payer à ces navettes qui empruntent les arrêts publics un dollar à chaque fois qu’elles y font monter ou descendre leurs passagers — plus symbolique qu’autre chose. Moins symbolique par contre, la nouvelle action de la Contreforce, qui a carrément exposé un des ingénieurs de Google, qui sortait de chez lui avec des google glass sur le nez, son bébé dans les bras et un ipad dans la main gauche, en distribuant des tracts avec son nom et ce message :

 Anthony Levandowski — c’est son nom donc — est en train de construire un monde inique, un monde de surveillance, de contrôle et d’automatisation. Il est aussi votre voisin 

Les cris d’orfraie n’ont pas tardé, critiquant la méthode, digne des militants anti-contraception, critiquant le tour personnel — voire carrément « nazi » — pris par cet activisme. La méthode est peut-être à affiner, mais ces actions ont en tout cas le mérite d’illustrer l’intrication des flux physiques et numériques (et la perturbation de leur cours prétendument naturel), le mérite aussi de dénicher les individus sous le collectif, et donc de concrétiser une ligne de front, dans cette bataille qui s’annonce de notre humanité connectée.

Chronique de la Place de la toile du 25 janvier « Discussion avec Evgeny Morozov : pour en finir avec la Silicon Valley ».

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